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Appel à contributions / Call for papers

La Nostalgie dans les musiques populaires

Nostalgias

Appel à contributions : « La nostalgie dans les musiques populaires »

Call for Papers : Popular Music Nostalgias

Volume ! La revue des musi­ques popu­lai­res

Numéro dirigé par / a spe­cial issue edi­ted by Hugh Dauncey (Newcastle University) & Christopher Tinker (Heriot-Watt University)

English ver­sion here : http://volume.revues.org/2914

Version lon­gue ici : http://volume.revues.org/2912

Volume ! la revue de recher­che plu­ri­dis­ci­pli­naire à comité de lec­ture dédiée à l’ana­lyse des musi­ques popu­lai­res lance un nou­vel appel à contri­bu­tions pour un numéro consa­cré à la nos­tal­gie dans les musi­ques popu­lai­res, dans une variété de contex­tes natio­naux, inter­na­tio­naux et trans­na­tio­naux.

Ce numéro explo­rera les façons dont la nos­tal­gie liée aux musi­ques popu­lai­res est pro­duite, repré­sen­tée, média­ti­sée et consom­mée. Morris B. Holbrook et Robert M. Schindler défi­nis­sent celle-ci comme

« Une pré­fé­rence (un goût, une atti­tude posi­tive ou un effet favo­ra­ble) pour des expé­rien­ces asso­ciées à des objets (des gens, des lieux ou des cho­ses) plus com­muns (popu­lai­res, à la mode ou très dif­fu­sées) lors­que l’on était plus jeune (au début de la vie adulte, pen­dant l’ado­les­cence, l’enfance ou même avant la nais­sance) » (2006 : 108).

La nos­tal­gie est une carac­té­ris­ti­que récur­rente du champ des musi­ques popu­lai­res, et a gagné en impor­tance ces der­niè­res années dans de nom­breux contex­tes natio­naux. Ce numéro de Volume ! sou­haite contri­buer à défi­nir le champ des musi­ques popu­lai­res asso­ciées à la nos­tal­gie, et enga­ger une dis­cus­sion cri­ti­que avec des dis­ci­pli­nes aussi diver­ses que les études sur les musi­ques popu­lai­res, les études cultu­rel­les, la psy­cho­lo­gie et le mar­ke­ting, et situer la nos­tal­gie par rap­port à d’autres phé­no­mè­nes qui lui sont asso­ciés tels que la mémoire, la com­mé­mo­ra­tion, le « rétro ».

L’un des objec­tifs prin­ci­paux de ce numéro est d’explo­rer com­ment la nos­tal­gie contri­bue au déve­lop­pe­ment et au sta­tut de for­mes et de gen­res spé­ci­fi­ques. L’étude de Barbara Lebrun sur la chan­son néo-réa­liste, qui s’affirma dans les années 1990 (avec des grou­pes comme Pigalle, Les Négresses Vertes, Les Têtes Raides), révèle les inco­hé­ren­ces et contra­dic­tions du genre, qui est « réac­tion­naire et rebelle, vieux-jeu et moderne, élitiste et col­lec­tif » et qui com­bine nos­tal­gie, conser­va­tisme, pro­tes­ta­tion et dis­tinc­tion cultu­relle (2009 : 59-60).

Le rôle que joue la nos­tal­gie dans la cons­truc­tion iden­ti­taire est un autre élément consi­dé­ra­ble. Comme l’observe Tia DeNora, « la musi­que peut ser­vir d’outil au ser­vice du pro­ces­sus réflexif de remé­mo­ra­tion/cons­truc­tion de l’indi­vidu, une tech­no­lo­gie pour nar­rer la fable appa­ram­ment conti­nue de l’inden­tité indi­vi­duelle » et comme « outil pour la géné­ra­tion d’une iden­tité future et de struc­tu­res d’action, le média­teur d’une exis­tence future » (2000 : 63). Andy Bennett se concen­tre sur la façon dont « la domi­na­tion crois­sante du mar­ché rétro dans la culture popu­laire contem­po­raine per­met aux géné­ra­tions d’après-guerre de revi­vre effec­ti­ve­ment leur jeu­nesse et de se livrer à des repré­sen­ta­tions nos­tal­gi­ques de ce qu’être jeune signi­fie » et l’impact « de tel­les per­cep­tions nos­tal­gi­ques sur les repré­sen­ta­tions de la jeu­nesse contem­po­raine » (2001 : 153).

La média­ti­sa­tion de la nos­tal­gie dans les musi­ques popu­lai­res dans la presse et sur inter­net est par­ti­cu­liè­re­ment impor­tante dans de nom­breux contex­tes natio­naux. Chris Tinker (2012) a, par exem­ple, exa­miné la signi­fi­ca­tion de cette nos­tal­gie à la télé­vi­sion fran­çaise, notam­ment en sui­vant le lan­ce­ment réussi de la tour­née et des croi­siè­res « Âge ten­dre et têtes de bois ». Cet inté­rêt média­ti­que a plu­sieurs fonc­tions : repré­sen­ter le pas­ser de façon plus posi­tive que le pré­sent (« la nos­tal­gie sim­ple »), met­tre en valeur la joie plu­tôt que des sen­ti­ments « aigres-doux » (Hirsch 1992, Baker & Kennedy 1994, Madrigal & Boerstler, 2007…) qui sont sou­vent asso­ciés à la nos­tal­gie, qui repré­sen­tent un retour fan­tasmé à la jeu­nesse, et qui pro­meu­vent une cohé­sion sociale et trans­gé­né­ra­tion­nelle. Cette média­ti­sa­tion pro­fite également à la puis­sance com­mer­ciale de la nos­tal­gie musi­cale, tout en pro­blé­ma­ti­sant son sta­tut au sein du champ plus vaste de la culture et de la musi­que.

L’expé­rience des audi­teurs et consom­ma­teurs de nos­tal­gie est également d’impor­tance. Holbrook et Schindler décri­vent, par exem­ple, com­ment, « via un pro­ces­sus appelé lien nos­tal­gi­que [nos­tal­gic bon­ding], l’his­toire des inte­rac­tions per­son­nel­les d’un consom­ma­teur avec un pro­duit, lors d’une période cri­ti­que de for­ma­tion de ses pré­fé­ren­ces qui se déroule plus ou moins à l’âge à de 20 ans, peut engen­drer une pré­fé­rence défi­ni­tive pour cet objet » (2006 : 109). Parmi leurs infor­mants, il y a ceux qui « ont fait l’expe­rience de forts liens nos­tal­gi­ques avec des enre­gis­tre­ments musi­caux » (119), un jeune DJ qui « décrit les heu­res innom­bra­bles pas­sées à mixer avec un maté­riel spé­ci­fi­que » (119) et un contre­bas­siste de New-York qui se « concen­tre sur le badge de la Metropolitan Transit Authority qui per­met à des musi­ciens de rue de jouer dans le metro » (120).

Une autre dimen­sion, plus ins­ti­tu­tion­nelle, de l’entre­la­ce­ment de la nos­tal­gie et de la musi­que popu­laire est la façon dont les poli­ti­ques publi­ques ont pro­gres­si­ve­ment déve­loppé des défi­ni­tions du patri­moine, qui s’étend jusqu’au champ des pra­ti­ques et des for­mes de cultu­res popu­lai­res, per­met­tant notam­ment à des inter­prè­tes, des gen­res et des œuvres d’être inclus non seu­le­ment dans les « Halls of Fame » com­mer­ciaux, mais aussi au sein d’ins­ti­tu­tions offi­ciel­les, sou­te­nues par l’État. En Grande-Bretagne, the National Centre for Popular Music fut un exem­ple de courte durée de cette ten­dance, mais dans d’autres musées bien établis, la mémoire des musi­ques popu­lai­res est de plus en plus célé­brée, soit par des col­lec­tions spé­cia­les, ou sim­ple­ment ren­dues plus visi­bles grâce à des dis­po­si­tifs de conser­va­tion, à l’ins­tar de ce qui s’est fait au Victoria and Albert Museum, avec le « sub­ject hub » dédié au pop rock. En France, la Cité de la Musique pro­pose un mélange effi­cace de célé­bra­tion, de péda­go­gie et de nos­tal­gie, grâce à des expo­si­tions tem­po­rai­res dédiées à des artis­tes et gen­res pop rock. La nos­tal­gie est un élément clé de la patri­mo­nia­li­sa­tion des musi­ques popu­lai­res.

Autres thè­mes pou­vant être étudiés :

la nos­tal­gie de décen­nies, de pério­des, de mou­ve­ments, de modes/sty­les par­ti­cu­liers ;

la nos­tal­gie et les canons des musi­ques popu­lai­res ;

la nos­tal­gie, le passé, le pré­sent et le futur ;

la nos­tal­gie et la cons­truc­tion iden­ti­taire indi­vi­duelle et col­lec­tive / la cohé­sion sociale ;

la nos­tal­gie et les phé­no­mè­nes (inter)géné­ra­tion­nels ;

les caté­go­ries de nos­tal­gie : « sim­ple », « réflexive », « inter­pré­tée » (David 1979), « répa­ra­trice » et « spé­cu­laire » [reflec­tive] (Boym 2001) ; la nos­tal­gie « de pre­mière main » (« réelle ») ;

la nos­tal­gie « simu­lée » (Baker & Kennedy 1994) ou « indi­recte » [vica­rious] (Goulding, 2002) ;

la nos­tal­gie et les « incer­ti­tu­des du pré­sent » (Pickering & Keightley 2006) ;

la nos­tal­gie et la « per­tur­ba­tion » (Davis 1979) ;

sor­ties et réim­pres­sions – musi­que, lit­té­ra­ture, cinéma ; les repri­ses, les revi­vals et come­backs ;

la nos­tal­gie et le deuil – les morts d’artis­tes/de musi­ciens et d’autres per­son­na­li­tés ;

les anni­ver­sai­res nos­tal­gi­ques – la nais­sance, la mort et la car­rière ;

la nos­tal­gie dans les dis­cours des musi­ques et cultu­res popu­lai­res ;

le tou­risme nos­tal­gi­que (Connell & Gibson 2003).

Il s’agit de sug­ges­tions de pis­tes, qui ne sont en rien res­tric­ti­ves. Dates :

Les cher­cheurs sou­hai­tant pro­po­ser un arti­cle sont priés d’envoyer une pre­mière pro­po­si­tion avant le 30 juillet 2012. Les contri­bu­tions défi­ni­ti­ves doi­vent être envoyées avant le 31 décem­bre 2012 aux adres­ses sui­van­tes :

Hugh.daun­cey[at]new­castle[dot]ac[dot]uk, C.G.Tinker[at]hw[dot]ac[dot]uk, equipe[at]seteun[dot]net

Paratextes

(cf. les consi­gnes aux auteurs ici : http://volume.revues.org/1651)

un résumé en fran­çais et en anglais

une courte bio­gra­phie

une liste de mots-clés (4 à 10) confor­mes à ceux lis­tés sur notre site : http://volume.revues.org/38

une liste des gen­res musi­caux ana­ly­sés : http://volume.revues.org/900

un réper­toire géo­gra­phi­que : http://volume.revues.org/40

et un autre chro­no­lo­gi­que : http://volume.revues.org/41

Format :

Word 2004 (.doc), Times, 12 pts., espa­ce­ment dou­ble ;

Référencement biblio­gra­phi­que conforme au sys­tème « Harvard » Évaluation :

Les contri­bu­tions seront d’abord évaluées par les direc­teurs du dos­sier et le comité de lec­ture de Volume ! avant d’être envoyées en dou­ble relec­ture « aveu­gle » (ano­ny­mi­sées) auprès de deux ou trois relec­teurs/spé­cia­lis­tes.

La publi­ca­tion est pré­vue pour octo­bre 2013 (n° 10-2).

Références biblio­gra­phi­ques

Baker SM and Kennedy PF (1994) Death by Nostalgia : A Diagnosis of Context-Specific Cases. In : Allen CT and Roedder John D (eds.) Advances in Consumer Research 21, Provo, UT : Association for Consumer Research : 169-174.< http://www.acrwebsite.org/volumes/display.asp?id=7580 >

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Boym S (2001) The Future of Nostalgia. New York : Basic Books.

Connell J and Gibson C (2003) Sound Tracks : Popular Music, Identity and Place. London and New York : Routledge.

Davis F (1979) Yearning for Yesterday : a Sociology of Nostalgia. New York : Free Press.

DeNora T (2000) Music in Everyday life. Cambridge University Press.

Goulding C (2002) An Exploratory Study of Age Related Vicarious Nostalgia and Aesthetic Consumption. In : Broniarczyk SM, Nakamoto K (eds.) Advances in Consumer Research 29. Valdosta, GA : Association for Consumer Research : 542-546. < http://www.acrwebsite.org/volumes/display.asp?id=8719 >

Hirsch AR. (1992) Nostalgia : A Neuropsychiatric Understanding. In : Sherry, Jr JF and Sternthal B (eds) Advances in Consumer Research 19. Provo, UT : Association for Consumer Research : 390-395. < http://www.acrwebsite.org/volumes/display.asp?id=7326>

Holbrook MB and Schindler RM (1989) Some explo­ra­tory fin­dings on the deve­lop­ment of musi­cal tas­tes. Journal of Consumer Research 16, 119–124.

Holbrook MB and Schindler RM (2006) RM Nostalgic bon­ding : Exploring the role of nos­tal­gia in the consump­tion expe­rience. Journal of Consumer Behaviour 3(2), 107-127.

Lebrun B (2009) René, Ginette, Louise et les autres : nos­tal­gie et authen­ti­cité dans la chan­son néo-réa­liste. French Politics, Culture and Society 27(2), 47-62.

Madrigal R and Boerstler C (2007) Nostalgia Advertisements : A Content Analysis. In : Fitzsimons G and Morwitz V (eds.) Advances in Consumer Research 34. Duluth, MN : Association for Consumer Research : 424-426.

Volume !, the French peer-revie­wed jour­nal dedi­ca­ted to the inter­dis­ci­pli­nary study of popu­lar music – seeks contri­bu­tions for a spe­cial issue on nos­tal­gia and popu­lar music in a variety of natio­nal, inter­na­tio­nal and trans­na­tio­nal contexts.

This issue will explore the ways in which popu­lar-music-rela­ted nos­tal­gia is pro­du­ced, repre­sen­ted, media­ti­sed and consu­med. Morris B. Holbrook and Robert M. Schindler define nos­tal­gia as

A pre­fe­rence (gene­ral liking, posi­tive atti­tude or favou­ra­ble effect) towards expe­rien­ces asso­cia­ted with objects (peo­ple, pla­ces or things) that were more com­mon (popu­lar, fashio­na­ble or widely cir­cu­la­ted) when one was youn­ger (in early adul­thood, in ado­les­cence, in child­hood or even before birth) (2006 : 108).

Nostalgia is a peren­nial fea­ture of the popu­lar-music field, and has assu­med during recent years an increa­sing pro­mi­nence within many natio­nal contexts. This issue repre­sents an oppor­tu­nity to contri­bute towards defi­ning the field of popu­lar-music-rela­ted nos­tal­gia, engage with and build on exis­ting stu­dies in dis­ci­pli­nes as diverse as popu­lar music stu­dies, cultu­ral stu­dies, psy­cho­lo­gi­cal stu­dies and consu­mer/mar­ke­ting research, and situate nos­tal­gia in rela­tion to other asso­cia­ted phe­no­mena such as memory, com­me­mo­ra­tion and retro.

A key aim of this issue is to explore how nos­tal­gia contri­bu­tes to the deve­lop­ment and sta­tus of par­ti­cu­lar popu­lar music forms and gen­res. Barbara Lebrun’s study of French chan­son néo-réa­liste, which rose to pro­mi­nence during the 1990s (e.g. Pigalle, Les Négresses Vertes, and Les Têtes Raides), indeed high­lights the ‘inco­hé­ren­ces’ and ‘contra­dic­tions’ of the genre, which is ‘réac­tion­naire et rebelle, vieux-jeu et moderne, élitiste et col­lec­tif’ (‘reac­tio­nary and rebel­lious, old-school and modern, eli­tist and col­lec­tive’) and com­bi­nes nos­tal­gia, conser­va­tism, pro­test and dis­tinc­tion/cultu­ral exclu­si­vity (2009 : 59-60).

The role of popu­lar music nos­tal­gia in iden­tity for­ma­tion is a fur­ther concern. As Tia DeNora obser­ves, ‘Music can be used as a device for the reflexive pro­cess of remem­be­ring/cons­truc­ting who one is, a tech­no­logy for spin­ning the appa­rently conti­nuous tale of who one is’ and as ‘a device for the gene­ra­tion of future iden­tity and action struc­tu­res, a media­tor of future exis­tence’ (2000 : 63). Andy Bennett focu­ses on ‘how the increa­sing domi­nance of the retro mar­ket in contem­po­rary popu­lar culture is ena­bling res­pec­tive post­war gene­ra­tions effec­ti­vely to relive their youth and to engage in nos­tal­gic repre­sen­ta­tions of what it means to be young’ and ‘how such nos­tal­gic per­cep­tions impact on per­cep­tions of contem­po­rary youth and ques­tions the vali­dity of terms such as “Generation X”’ (2001 : 153).

Media/inter­net cove­rage of popu­lar music nos­tal­gia is par­ti­cu­larly exten­sive in many natio­nal contexts. Chris Tinker (2012) has, for exam­ple, exa­mi­ned the signi­fi­cance of popu­lar music nos­tal­gia on French tele­vi­sion, par­ti­cu­larly fol­lo­wing the launch of the suc­cess­ful Âge ten­dre et têtes de bois (‘Young and Headstrong’, David Looseley’s trans­la­tion) series of concert tours and holi­day crui­ses. Such cove­rage has seve­ral func­tions : to repre­sent the past more posi­ti­vely than the pre­sent (‘sim­ple nos­tal­gia’), empha­sise joy rather than the ‘bit­ters­weet­ness’ (Hirsch 1992 ; Baker & Kennedy 1994 ; Madrigal & Boerstler, 2007...) often asso­cia­ted with nos­tal­gia, repre­sent a fan­tasy return to youth, and pro­mote social and cross-gene­ra­tio­nal cohe­sion. Coverage also sup­ports popu­lar music nos­tal­gia as a com­mer­cial force but pro­ble­ma­ti­ses its sta­tus within the wider musi­cal and cultu­ral field.

Of par­ti­cu­lar impor­tance are the ways in which popu­lar music nos­tal­gia is expe­rien­ced by lis­te­ners and consu­mers. Holbrook and Schindler des­cribe, for exam­ple, how, ‘via a pro­cess cal­led nos­tal­gic bon­ding, a consu­mer’s his­tory of per­so­nal inte­rac­tion with a pro­duct during a cri­ti­cal period of pre­fe­rence for­ma­tion that occurs roughly in the vici­nity of age 20 (give or take a few years in either direc­tion) can create a life­long pre­fe­rence for that object’ (2006 : 109). Cases include infor­mants who ‘expe­rien­ced strong nos­tal­gic bon­ding with musi­cal recor­dings’ (119), a young DJ who ‘des­cri­bes his end­less hours spent with a par­ti­cu­lar mixing device’ (119) and a bass fiddle/dou­ble bass player in New York who ‘focu­ses on a Metropolitan Transit Authority (MTA) but­ton given to street musi­cians who per­form in the sub­way’ (120).

A fur­ther – more ins­ti­tu­tio­nal – dimen­sion of the imbri­ca­tion of nos­tal­gia and popu­lar music is the way in which public policy has gra­dually deve­lo­ped defi­ni­tions of heri­tage which extend to cover fields of popu­lar cultu­ral prac­tice and forms, spe­ci­fi­cally allo­wing popu­lar music artists, gen­res and works to be inclu­ded not only in pri­vate/com­mer­cial ‘Halls of Fame’, but also to figure in offi­cial ins­ti­tu­tions sup­por­ted by cultu­ral policy. In the UK, the National Centre for Popular Music was a short-lived exam­ple of this trend but in other esta­bli­shed museums, popu­lar music is increa­sin­gly ‘remem­be­red’ either through spe­cial col­lec­tions, or sim­ply made more visi­ble through cura­to­rial devi­ces such as the V&A museum’s ‘sub­ject hub’ for Pop and Rock music. In France, the Cité de la musi­que has esta­bli­shed a suc­cess­ful inter­min­gling of cele­bra­tion, edu­ca­tion and nos­tal­gia through tem­po­rary exhi­bi­tions devo­ted to pop­mu­sic artists and gen­res. Nostalgia is a com­po­nent in the trans­for­ma­tion of popu­lar music into heri­tage.

Other, more gene­ral, lines of enquiry include the fol­lo­wing :

nos­tal­gia for spe­ci­fic deca­des, periods, move­ments, fashions

nos­tal­gia and popu­lar music canons

nos­tal­gia and the past, pre­sent and future

nos­tal­gia and the for­ma­tion of indi­vi­dual and col­lec­tive iden­ti­ties/social cohe­sion

nos­tal­gia and (inter)gene­ra­tion

cate­go­ries of nos­tal­gia : ‘sim­ple nos­tal­gia’, ‘reflexive nos­tal­gia’ ; ‘inter­pre­ted nos­tal­gia’ (Davis 1979) ; ‘res­to­ra­tive nos­tal­gia’ and ‘reflec­tive nos­tal­gia’ (Boym 2001) ; first-hand (‘real’)

nos­tal­gia and ‘simu­la­ted’ nos­tal­gia (Baker & Kennedy 1994) or ‘vica­rious’ nos­tal­gia (Goulding 2002)...

nos­tal­gia and ‘uncer­tain­ties of the pre­sent’ (Pickering & Keightley 2006)

nos­tal­gia and dis­rup­tion (Davis 1979)

relea­ses and reis­sues – music, book and film ; cover ver­sions ; revi­vals and come­backs

nos­tal­gia in mour­ning – deaths of artists/musi­cians and other figu­res

nos­tal­gic anni­ver­sa­ries – birth, death and career

nos­tal­gia in dis­cour­ses of popu­lar music and culture

nos­tal­gia tou­rism (Connell & Gibson 2003)

Again, these are meant to be sug­ges­tive, not to define boun­da­ries.

Deadlines :

Early abs­tracts : authors are reques­ted to first send an early 200 word abs­tract by 30 July 2012.

Deadline for final papers : 1 January 2013

Format :

Word 2004 (.doc), Harvard sys­tem of refe­ren­cing, 30.000 to 40.000 cha­rac­ters (incl. spa­ces, refe­ren­ces etc.).

Paratexts

(cf. the gui­de­li­nes here : http://volume.revues.org/1655) :

a short bio­gra­phy of the author,

an abs­tract (100 to 200 words), if pos­si­ble trans­la­ted into French,

5 to 10 key words, if pos­si­ble in French and English (please look at our lists of key words to avoid small varia­tes, English here, French here) as well as

the list of artists (musi­cians, bands, com­po­sers, wri­ters, film­ma­kers etc.) ana­ly­zed (not sim­ply men­tio­ned),

musi­cal gen­res ana­ly­zed in the arti­cle,

a geo­gra­phi­cal index and a chro­no­lo­gi­cal one.

All of this must be sent to the fol­lo­wing email addres­ses :

Hugh.daun­cey[at]new­castle[dot]ac[dot]uk, C.G.Tinker[at]hw[dot]ac[dot]uk, equipe[at]seteun[dot]net

Peer-review pro­cess :

They will be revie­wed by Volume’s edi­to­rial board, before being sent out to two or three “blind” peer-revie­wers. Publication is sche­du­led for October 2013.

References

Baker SM and Kennedy PF (1994) Death by Nostalgia : A Diagnosis of Context-Specific Cases. In : Allen CT and Roedder John D (eds.) Advances in Consumer Research 21, Provo, UT : Association for Consumer Research : 169-174.< http://www.acrwebsite.org/volumes/display.asp?id=7580 >

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