IL S’AGIRAIT D’ENVISAGER LE COEFFICIENT EXPÉRIMENTAL des pratiques audio, voire audionumériques, dans les domaines des arts plastiques et de la musique, à l’heure de l’hégémonie de l’industrie musicale et de la marchandisation artistique et d’en dégager les pratiques émergentes liées à la création en apercevant que celle-ci n’aurait plus de sens en tant que réalité autarcique, autonome et identifiable. La compartimentation de l’activité artistique vue comme une pratique solitaire et « géniale » ainsi que la réification de l’oeuvre comme catharsis « aut(h)orisée » sont en train de voler en éclats dans un contexte dans lequel se développent les configurations homestudio et laptop, les projets connectiques et collectifs dans la perspective des réseaux, les plates-formes d’autoproduction et de diffusion libre, anonyme et délibérée. Nous ne pouvons plus avoir une approche synthétique et d’ensemble des mutations en cours et des logiques d’occupation qui deviennent de plus en plus modulaires, prenant le pas sur les pratiques traditionnelles de présentation artistique. Nous sommes passés des concerts de musique contemporaine et des expositions d’installations sonores à des modes d’occupation audio.